dimanche 8 novembre 2026




Les gens viennent me tenir compagnie dans mes rêves. C'est comme un ralliement.


On aurait dit que j'essayais de leur parler, leur raconter, mais que je devais en même temps lutter contre des forces qui me refermaient la bouche. Je suis le lion de la carte de La Force du Tarot. Ou l'ours. Quelle énergie déployée pour si peu d'efficience communicationnelle avec mes "pairs".


Comment traduire une forte charge émotionnelle que l'on souhaite partager ? Tout se bouscule, il faut placer plein de mots justes ou approximatifs, et réfléchir à où on les place, et on en perd en chemin. La submersion est toujours là, intense. 

Je projette de toutes mes forces le moment encore si présent, mais il faut l'accès instantané aux mots... La conjugaison des deux est loin d'être optimale, et pourtant peut-être que quelque chose se transmet à certains esprits.

J'ai dû être forgée sur cette croyance que mon imprégnation si vive de ce souvenir pouvait se transmettre comme ça, par ce que j'envoie à l'autre comme animation, gesticulation, et par accès à nos pensées, visibles. Ce qui ne me dément pas c'est que certaines personnes semblent les toucher en peu d'explications.

Avec mon chat, on a à peine besoin de se parler, on se comprend. En même temps, je ne cherche pas à lui raconter cette scène que j'ai vue, qui m'a bouleversée.


Je dois mettre tellement de conscience dans ce rêve que je ne sais même pas si ma cognition se repose. Je dois continuer à faire vivre ce moment. L'animer de ma conscience.

Tout est obscur, dans des nuances de gris. Parfois, il y a un peu de pigmentation, sourde, délavée. Ce sont des fragments d'histoires, difficile de tout bien mettre ensemble. Les formes esquissées sont difficiles à maintenir. Et encore, je me souviens mieux de mes rêves depuis que je dois prendre un certain médicament.


Il m'arrive de me demander si j'y vois un reflet plus réel de ce monde : obscur. Une réalité dévoilée. J'ai déjà aperçu, éveillée, des pans beaucoup plus vifs, qui ne sont pas de ce monde. La lumière d'ici est en fait assez sombre et agressive, comparé à ce qu'il y a à côté.


J'étais la mieux équipée, avec mon corps, pour vivre ce que je devais vivre. Pas pour ce que je croyais, jusqu'à récemment, pouvoir vivre. À voir maintenant ce que je découvre de cette existence, un pan est soldé.

C'est bizarre de traverser un réel achèvement, accomplissement, dans sa vie, que l'on était incapable d'imaginer avant d'avoir fait l'entièreté du voyage. Loin des récits dominants.


Le social est un aspect de l'existence, elle n'est pas que ça, on peut en être projeté très hors les murs. Une vie hors normes, une vie à part, une vie en lisière. Un autre social. D'autres réseaux. D'autres tissages. Un ensemble agissant, pas qu'un corps tout puissant, pas que soi, pas qu'un individu, qui est - dans tous les cas - dépendant. Quoique l'on veuille se raconter à travers les mystifications intériorisées d'un pouvoir dévoyé.

De plus en plus font cette expérience. Être traversée par deux rives.


Les ronces font partie de la tribu des Lisières. Elles ont plus d'ancienneté que l'être humain en tissage d'interactions de réseaux de vie.




samedi 31 octobre 2026

mercredi 21 octobre 2026

Devenir


Devenir. Se transformer, se modeler à chaque instant de cette vie toujours en mouvement.

En ce moment, on réprime les herbes, on essaie qu'elles ne poussent pas !

C'est incroyable comme des humains se battent contre la vie. Ils oublient ce qui est là partout, ce contre quoi au final ils ne peuvent rien, mais qu'ils s'entêtent à piétiner. Comme s'il y avait un à venir à nier le devenir.

Ce sont des gens qui ont peur de la vie. Qui ont peur des fleurs qui poussent sur le trottoir. Qui ont oublié qu'eux-mêmes sont sortis d'un utérus, qu'ils ont baigné dans des liquides...

Au pays de l'absurde, les borgnes sont rois (éborgneurs). "Quelle asphyxie nous proposez-vous aujourd'hui M. Le Prince ? Merci bien."

Partageons nos devenirs, partageons nos inspirs expirs puissamment, nos souffles que le corset ne peut contenir trop longtemps.

Bonne vie. Je sens vos ailes frémir.

Camille, Thym Eau Mains Cartes 


Oh My Heart Oracle, Becoming :




dimanche 18 octobre 2026




À partir de quand a-t-on normalisé l'usage d'armes chimiques en temps de paix ?

L'État est en guerre contre son peuple.

Le dernier scrutin n'a pas été respecté, le gouvernement est illégitime.

Le bras armé de l'État estropie, mutile des lycéen.nes. 8000 enfants arrêtés en 2 semaines. Où voit-on ça dans le monde ?

Pas une seule excuse pour cela. Pas un soupçon de désescalade, au contraire "aucune consigne de retenue n'a été donnée aux CRS" se permet le ministre. Que du mépris. Du mépris pour la souffrance réelle, celle qui se vit dans le quotidien.

Vous jouez un jeu très dangereux. La haine attise la haine.

Et la Gen Z mobilisée pour son avenir est remarquable par rapport à la violence sur les corps qu'il y a en face. 

Votre "politique" ne lui propose rien comme avenir si ce n'est des budgets de guerre (avenir de mort donc), de l'argent toujours plus concentré d'un côté qui ne ruisselle pas, un système de la dette, des datas centers, un monde d'IA, etc. Du nihilisme.

Piétinée pour piétinée, elle se prend en main, et envoie le souffle de vie à toutes les autres générations.

Et éteignez la télé, ça ne fait pas du bien.

dimanche 9 août 2026

L'empêchement des larmes assèche les rivières





L'empêchement des larmes

assèche les rivières 

La désorientation 

par la coupure du sensible 


Est-ce qu'on déploie ses ailes 

lorsqu'on se nourrit des miettes 

que d'autres ont laissées ?


S'ajuster à sa fréquence 

ajuster nos fréquences 

quand d'autres imposent une cadence ?


Voir l'écartèlement 

déjouer le sacrifice pratiqué ?

Tout un chemin 


Ta sensibilité ne marche pas

comme une machine à vendre 

Elle répond à d'autres lois


Dans un monde rappelé 

à s'ouvrir aux portes du sensible 

Se conformer uniquement 

à des lois sociales 

est loin d'être une garantie à vie 


Prendre contact avec les gardiens 

Contacter le sauvage l'immanence 

l'indompté l'informe le numineux

Ce vivant qui oriente 

mystérieusement 


7 de Coupes et Cavalier de Pentacles (l'oiseau qui mange les miettes de pain du Petit Poucet et le conduit vers sa destinée)

Woodland Fairy Tale Tarot 

dimanche 12 juillet 2026

C'est un art de vivre

 



C'est un art
de vivre
on apprend 
on façonne 
on révèle 
Combien de fois 
a-t-on envie d'envoyer 
balader cet art
de déposer les pinceaux ?

Se supporter
Habiter son corps, la materia 
Habiter les expériences 
Vivre les ressentis 
Actionner les réponses 
Comprendre, prendre avec soi,
dans sa toile, allier, délier,
Intégrer, refléter, colorer, ombrer,
période bleue, période sombre, 
période bâclée,
Vivre un art

dimanche 3 mai 2026

 



Aujourd'hui 

On pourrait être comme 

un filet à papillons

et attraper toutes les 

petites brindilles 

virevoltantes.

Capter ces murmures

des histoires des mondes 

qui allument des feux, 

là où la peine rencontre 

la refloraison inextinguible.





Les gens viennent me tenir compagnie dans mes rêves. C'est comme un ralliement. On aurait dit que j'essayais de leur parler, leur ra...